Alors qu’une réforme complète de la politique migratoire est propulsée au sommet de la liste des choses à faire au canada, un consensus surprenant est né autour de l’idée que les Canadiens doivent et peuvent offrir davantage de visas aux immigrés très qualifiés, très compétents et très bien payés.

Mais qu’en est-il des immigrés relativement peu qualifiés et peu rémunérés, qui constituent la plus grande majorité des personnes qui ont perdues leur vie ces 150 dernières années ? Quels sont les arguments pour permettre à davantage de travailleurs peu qualifiés, dont beaucoup ont des compétences en anglais et en français aussi minces que leur curriculum vitæ, pour entrer ou rester dans le pays légalement ?

Aujourd’hui environ 60% des citoyens Canadiens sont nés à l’étranger, raison pour laquelle des générations précédentes, qui ont rejoint les rangs d’une population globalement peu qualifiée, les immigrés actuels se démarquent dans un pays où 87,5% des adultes ont au moins un diplôme secondaire.

Un argument populaire contre l’immigration peu qualifiée est qu’elle déplace ou réduit les salaires des natifs ayant quitté le lycée sans diplôme. Mais les économistes ont du mal à trouver des preuves que cet effet est aussi néfaste que les gens le pensent.

Ce décalage permet d’expliquer pourquoi il y a toujours tant d’inquiétude au sujet des immigrés peu qualifiés dans un pays multiculturaliste. Les autochtones craignent que la main d’œuvre bon marché, particulièrement les travailleurs illégaux, fassent baisser les salaires et limitent les opportunités d’emploi.

Brice Obam
Directeur Marketing

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