Le Canada a la réputation d’être un pays accueillant et chaleureux. Bien qu’un peu froid en hiver, les gens semblent apprécier ce charme canadien. Malgré cette réputation, peut-on vraiment affirmer que le Canada soit un pays où l’on est accueilli à bras ouverts? Peut-on considérer que chaque individu y soit le bienvenu?

Depuis sa découverte, le Canada a accueilli sur ses terres de nombreux peuples provenant de différents pays. Les premiers à venir défricher et affronter le climat rigoureux furent les Français et les Britanniques (incluant Irlandais et Écossais). Au fil des siècles, nous avons vu d’autres peuples provenant principalement d’Europe venir y fonder des familles et bâtir un pays. Le Canada permettait de s’épanouir malgré les différences puisque le pays fut fondé par des peuples de religions et de coutumes différentes.

Après la Deuxième Guerre mondiale, une nouvelle vague d’Européens vint s’établir au Canada. Il s’agit principalement de gens touchés par la guerre ou fuyant des dictatures, qui ont enrichi le peuple canadien de nouvelles cultures. Nous avons vu apparaître au cours des années 1960 des noms de famille italiens, grecs et portugais, s’ajoutant aux nombreux noms à consonance française et anglaise.

Puis, au début du 21ième siècle, la situation mondiale devient plus astreignante pour certains pays tels que la Colombie, ainsi que certains pays d’Afrique, notamment du Maghreb. Tous les gens provenant de ces pays décident de venir s’établir dans un Canada ou tout semble permis, principalement la liberté d’identité. Depuis 1960, le Canada a accepté pas moins de 7 168 300 immigrants. Avec l’arrivée d’autant de personnes, le Canada a de la difficulté à gérer convenablement les entrées de ces immigrants dans les provinces.

Au cours des 4 dernières décennies, nous avons vu le courant migratoire canadien fluctuer tel des montagnes russes. En effet, en observant les données des années 60 à 70, nous constatons que le Canada fut moins populaire pour les immigrants. Avec l’instabilité due à la guerre du Vietnam, on constate au milieu des années 70 que le pays à la feuille d’érable gagne de la popularité avec plus de 1 053 000 personnes accueillies. Cette popularité a ensuite diminué jusqu’à la chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’Union Soviétique, avant de remonter de nouveau dans les années 1990.

Depuis le début des années 2000, le gouvernement doit réviser sa politique d’acceptation des personnes désirant venir s’établir au Canada. Bien entendu, les gens demandant un statut de réfugié sont acceptés après avoir prouvé leur besoin de sécurité. Mais ce que les dirigeants canadiens privilégient, ce sont les gens ayant un statut professionnel, des diplômes et du potentiel afin de contribuer à l’économie et au développement du pays hôte.

Chaque province a aussi son mot à dire. En observant les données de Statistique Canada, nous constatons que les provinces maritimes reçoivent majoritairement des gens provenant d’Europe, principalement du Royaume-Uni, sauf pour le Nouveau-Brunswick, dont la frontière limitrophe permet aux citoyens américains de s’y établir en éprouvant moins de dépaysement. On découvre aussi que les Sud-Européens considèrent le Québec comme leur lieu de prédilection. Par contre, l’Ontario et les provinces de l’Ouest accueillent majoritairement les Sud-Asiatiques. Bref, les Asiatiques ont une préférence pour les provinces se situant à l’ouest du Québec alors que les Européens, eux, favorisent les provinces de l’Est.

Tous ces gens qui viennent ici enrichissent le pays de leurs cultures et collaborent à son développement. Le Canada comptait en 2006, 6 186 950 d’immigrants, soit un peu plus de 19% de sa population. Mais les politiques gouvernementales se sont révélées insuffisantes et ne peuvent gérer adéquatement ce flux migratoire. En 2007, on comptait plus de 800 000 demandeurs de la citoyenneté canadienne. Certaines personnes font la demande une fois arrivées au pays, mais d’autres la font à partir de leur pays d’origine.

Ces dédales administratifs désillusionnent certains groupes ou certaines personnes venus s’établir au Canada. Mais depuis quelques années, une autre donnée vient obscurcir cet espoir de terre promise. En effet, les Canadiens « d’origine » sont confrontés à un choc des cultures, de langue et de religion.

Plusieurs questions, comme celle des accommodements raisonnables au Québec, semblent en effet affecter la collectivité canadienne qui, soucieuse de garder sa liberté d’être et de penser, se heurte aux autres coutumes. Cette nouvelle réalité peut amener les Canadiens à se poser plusieurs questions. Sont-ils prêts à assumer leur réputation de pays ouvert et libre? Ou devront-ils poser leurs conditions et informer les futurs Canadiens des us et coutumes de leur pays avant leur entrée au Canada afin qu’ils soient conscients de ce qui les attend?

L’histoire canadienne a démontré que ce pays est une terre d’accueil et de liberté. Quelle que soit la provenance des citoyens, le Canada accorde exil et épanouissement sans être jugé ou condamné. Mais l’histoire joue parfois des tours à la conscience sociale et collective. Le gouvernement canadien nage dans des restructurations de lois, de codes et d’accommodements sans trop savoir comment arriver à plaire à tout le monde. L’image du Canada ne semble toutefois pas être entachée, et certains étrangers démontrent toujours de l’intérêt pour cette terre promise.

 

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration la Reference

1 Comment

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