Le Canada est la dixième puissance économique mondiale en 2014 avec un produit intérieur brut de 1 887 milliards de dollars. L’économie canadienne est fortement liée à l’économie des États-Unis, en raison de la proximité géographique et de traités commerciaux : le traité sur l’automobile, l’accord de libre-échange canado-américain, et l’Accord de libre-échange nord-américain. Le Canada dispose de grandes réserves de ressources naturelles (bois, pétrole, minerai) et d’une population active très formée, et a connu une croissance annuelle moyenne de 3 % depuis 1993.

Avant l’arrivée des premiers Européens au Canada, les Portugais et les Scandinaves pêchaient déjà dans l’océan Atlantique, à proximité de l’actuelle province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Dans les débuts de la colonisation européenne du Canada, la principale source de revenus était la chasse et le commerce de fourrures. Les Britanniques s’installèrent au nord et au nord-ouest du continent nord-américain, dans l’actuelle province de la Colombie-Britannique, autour de la baie d’Hudson et dans les actuels territoires de Nunavut, Territoires du Nord-Ouest et Yukon. Ce vaste territoire, très peu peuplé, avec 300 habitants européens à son apogée, fut administré par la Compagnie de la Baie d’Hudson. La Grande-Bretagne possédait également l’ile de Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse, sur la côte Atlantique. Au même moment, les Français s’installèrent à l’est du Canada, dans ce que sont actuellement les provinces de l’Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Québec et avaient quelques postes dans l’actuelle province de l’Ontario. Ce territoire était connu sous le nom de Nouvelle-France. Au XVIIIe siècle, des expéditions russes et espagnoles explorèrent, s’installèrent et revendiquèrent les territoires de l’actuel côte Pacifique.

Les commerçants français et anglais explorèrent la région et firent des échanges commerciaux avec les tribus indigènes ,échangeant les peaux d’animaux contre des objets de pacotille comme des billes de verre mais aussi des ustensiles, outils en métal, beaucoup d’armements et de traitées militaire. D’autres commerçants préféraient chasser directement les animaux dont la peau était ensuite vendue en Europe.

Durant le XIXe siècle, l’économie du Canada est devenue plus dépendante de l’agriculture, l’élevage et de l’industrie forestière. L’importance de la chasse diminua de manière drastique. Pourtant, étant donnée l’immense taille du pays, l’économie du Canada variait d’une région à l’autre. En Ontario, la principale source de revenus était l’agriculture et l’exploitation minière. La province était alors un des plus grands pôles d’agriculture et d’élevage du monde. Le Québec était le centre industriel, ferroviaire, portuaire et bancaire du Canada, ainsi que le plus grand producteur d’électricité. Les provinces de l’Atlantique dépendaient considérablement de la pêche, et les provinces du Centre-Ouest de l’agriculture (particulièrement de la culture du blé).

Durant les premières décennies du XXe siècle, l’Ontario connut un rapide processus d’industrialisation. La province devint un grand centre industriel et bancaire, le Québec conservant cependant son statut de meneur. L’économie des provinces de l’Atlantique se mit à dépendre principalement de la production du bois et de ses dérivés, pendant que dans le Centre-Ouest, la principale source de revenus continuait à être l’agriculture à l’exception de la Colombie-Britannique, qui, grâce à Vancouver, devint le principal pôle bancaire de l’Ouest canadien.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Canada connut un rapide processus d’industrialisation. L’économie prospéra durant deux décennies, mais la rapidité de la croissance économique provoqua un manque de main-d’œuvre qualifiée. Pour tenter de résoudre ce problème, le pays ouvrit ses portes aux immigrants de toutes nationalités dans les années 1960.

Jusqu’aux années 1960, Montréal se maintint capitale financière du Canada. Cependant, beaucoup des entreprises et commerces installés dans cette ville et dans la province étaient contrôlés par des anglophones, qui dominaient l’économie québécoise depuis le début du XIXème siècle. Les meilleurs postes de travail étaient réservés à ceux parlant anglais couramment. Bien, qu’il y ait d’autres facteurs, ce fut une importante cause du nationalisme québécois qui culmina jusqu’à des politiques protégeant le français, ce qui amena plusieurs entreprises financières, siégeant à Montréal, jusqu’alors capitale financière du Canada, à se déplacer vers Toronto. Les entreprises multinationales dont le marché s’étendait au-delà des frontières du Québec se déplacèrent également à Toronto, qui devint définitivement la capitale financière du Canada dans les années 1970.

Peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, de grandes réserves de pétrole furent découvertes dans la province d’Alberta, ce qui permit son rapide essor économique, principalement après le premier choc pétrolier en 1973. Actuellement, Calgary et Edmonton sont de grands pôles ferroviaires, industriels et financiers et l’économie de la province à une croissance plus rapide que dans le reste du pays.

En 1989, le Canada signa avec les États-Unis l’accord de libre-échange canado-américain. En 1994, dans l’accord de libre-échange nord-américain, les termes de l’ancien traité de libre commerce inclurent le Mexique comme nouveau membre.

Dans les années 1970 et 1980, les dépenses gouvernementales augmentèrent significativement et le budget du gouvernement généra des déficits croissants, de l’ordre de plusieurs milliards de dollars américains. En 1993, Paul Martin devint ministre des finances du Canada. Dans les dix années suivantes l’économie du Pays s’améliora, en partie à cause des coupes sur les taxes commerciales. La dette gouvernementale de 36 milliards de dollars américains fut payée, le déficit gouvernemental de 42 milliards de dollars fut annulé et le pourcentage du total de la dette interne du pays en relation avec son PIB fut diminué de 71,2 % en 1993 à 53 % en 2003.

Selon l’Institut de recherche en économie contemporaine, les stocks d’actifs canadiens dans les sept principaux paradis fiscaux ont été multipliés par 37,6 entre 1987 et 2014. Entre 1999 et 2013, une demi-douzaine de projets de loi a été déposée pour limiter ou mettre un terme à l’évasion fiscale, mais tous ont été rejetés.

 

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration La Référence

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