Inclusion des jeunes immigrés au Canada

Au Canada, une part importante de la population est issue de l’immigration. Les immigrants représentaient 22 % de la population. En outre, parmi la population canadienne, 17,4 % des Canadiens sont nés au pays et ont au moins un de leurs parents qui est né à l’étranger.

La part importante et croissante de l’immigration au Canada et au Québec est due au fait que les gouvernements voient cette immigration comme un élément central de leurs stratégies destinées à améliorer les perspectives économiques face au vieillissement de la population et à la faible natalité. La réalisation de cet objectif passe naturellement par une utilisation efficace, dans le cadre de l’emploi, de l’apport de l’immigration en main-d’œuvre qualifiée. En occupant des emplois qui correspondent à leurs compétences, les immigrants contribuent au développement socioéconomique de la société dans laquelle ils évoluent

Ils participent pleinement à l’activité économique en prenant part à la production de biens et de services, et en augmentant la consommation grâce à leur revenu d’emploi. De plus, leur emploi leur permet de contribuer aux recettes publiques et donc, au financement des programmes sociaux  par le biais de l’impôt sur le revenu et des taxes à la consommation. Dès lors, l’intégration des immigrants dans le marché du travail est un enjeu d’une grande importance au Québec et dans l’ensemble du Canada.

Or, plusieurs travaux ont montré que les immigrants de la première génération ont du mal à percer le marché de l’emploi et que ces difficultés sont plus prononcées au Québec qu’ailleurs au. Fait surprenant, la situation économique des immigrants s’est nettement détériorée au fil du temps, malgré la hausse de leur niveau de qualifications. Le grand changement dans l’origine des nouveaux immigrants depuis la mise en place du système de sélection à la fin des années 1960 expliquerait une grande partie de cette détérioration.

La grande majorité des nouveaux arrivants viennent maintenant d’Asie, d’Afrique et des Amériques, et sont confrontés à la transférabilité moindre du capital humain acquis dans leur pays d’origine en raison de problèmes possiblement liés à la langue, aux différences culturelles, à la qualité de l’éducation et à la discrimination. D’autres études ont établi que plus les immigrants n’arrivent au Canada à un jeune âge, mieux ils réussissent dans le marché du travail canadien

Cet article porte sur le cas des jeunes de 15 à 29 ans issus de l’immigration (c’est-à-dire qui sont immigrants ou qui sont nés au Canada et dont au moins l’un des parents est immigrant), un groupe sur lequel relativement peu de recherches ont été réalisées. De manière générale, la situation des jeunes dans le marché du travail semble devenir une source de préoccupation importante à l’échelle mondiale. Au Canada, le taux de chômage chez les 15 à 24 ans est deux fois plus élevé que la moyenne nationale

 

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration la Référence

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