Alors que les flux migratoires massifs et illégaux font les manchettes en Europe, des pays tel le Canada misent davantage sur l’immigration qualifiée. L’insertion professionnelle en terres canadiennes, et plus spécifiquement au Québec, a intéressé bon nombre d’auteurs. Ces derniers soulignent les différentes difficultés que connaissent les immigrants sur ce plan, malgré les efforts constants des acteurs publics pour ajuster les politiques d’accueil et d’intégration.

Dans le secteur des technologies de l’information, la croissance économique, la rareté et le besoin croissant de main-d’œuvre spécialisée incitent des employeurs, soutenus par des organismes régionaux, à recruter à l’international des travailleurs qualifiés. Une part importante des immigrants spécialisés en TI arrive donc à Québec par le biais de ce mécanisme et les intervenants du milieu soulignent leur bonne insertion en emploi.

Cependant, il existe une catégorie d’immigrants formés en TI qui tentent, de leur côté, d’insérer le secteur. Ces derniers ne sont pas arrivés par le mode de recrutement habituel et ils passent donc sous le radar des statistiques régionales et sectorielles. Cette étude exploratoire dévoile leur existence et s’attarde à leurs conditions particulières d’insertion professionnelle.

Au Québec, comme dans bien d’autres régions du monde, les flux migratoires deviennent de plus en plus importants. Mais l’intégration dans les pays de destination diffère selon la situation géographique, les caractéristiques des immigrants, le contexte socioéconomique ou encore les politiques élaborées. Depuis quelques années, bon nombre de pays européens font face à de fortes vagues d’immigration illégale, conjuguées à des difficultés économiques et à l’hostilité grandissante des natifs. D’autres pays, comme les États-Unis, reçoivent davantage de demandes de réunification familiale. Des pays éloignés, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mettent, en revanche, l’accent sur une immigration qualifiée. Et ils adaptent leurs politiques au fil des ans afin de mieux en tirer profit.

Le Canada, étant généralement moins touché par les flux migratoires massifs, a toujours privilégié une immigration basée sur le capital humain, soit sur les qualifications, ainsi que sur les compétences professionnelles et linguistiques des candidats. Toutefois, les modifications régulières dans les politiques d’immigration et les grilles de sélection témoignent des difficultés que rencontre cette main-d’œuvre qualifiée à s’insérer professionnellement au Canada et au Québec.

Afin de mieux cerner cette réalité, cet article porte sur l’intégration professionnelle des immigrants qualifiés en technologies de l’information (TI) dans la région dite de la Capitale-Nationale. On s’attendait à ce qu’ils soient mieux insérés en emploi que la population immigrée en général, dont l’insertion est jugée difficile par la littérature scientifique. Cette assertion se fondait sur le discours favorable des différents acteurs du milieu, sur le dynamisme du secteur régional des TI, la pénurie de main-d’œuvre locale, ainsi que le faible taux de chômage régional.

 

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration la Référence

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