Le Canada et le Québec sont des endroits libres, une fois sur place vous pouvez très bien faire ce que vous voulez. Vous décidez de devenir musulman alors que vous étiez chrétiens pas de problème. Le Canada a d’ailleurs une tradition d’intégration vis à vis de l’immigration alors que les États-Unis est plus une terre d’assimilation.

Le Canada tolère dans sa légendaire police montée, la gendarmerie royale du Canada, des canadiens d’origine tamouls qui ont leur fameux turban sur la tête. Une chose qu’on ne pourrait jamais tolérer aux États-Unis. Souvent aux États-Unis, les immigrants se définissent comme américains avant tout puis ils parlent de leurs origines.

Au Canada c’est plutôt le contraire, on parle d’italo-canadien, d’indo-canadien…Peut-être que de l’Europe ou de l’Afrique, on peut penser que les États-Unis et le Canada c’est un peu la même chose mais souvent les Canadiens sont choqués par les différences avec leur voisin du sud. Au Canada, il règne beaucoup plus qu’aux États-Unis, la pensée political-correct. Bien avant qu’on nomme ce type de pensée dans les années antérieurs, le canadien avait déjà développé la culture du multiculturalisme.

C’est à dire que toutes les cultures sont aussi importantes, qu’on respecte les origines de chacun… Plusieurs Québécois sont mal à l’aise avec le multiculturalisme….parce qu’ils sentent que cela dénigrent leur différence culturelle dans le reste du Canada. Je ne veux pas rentrer dans le long débat complexe de la situation politique du Québec et de sa place dans la confédération canadienne, mais disons que les Québécois sentent qu’ils doivent protéger leur langue. Certains les accuseront de vouloir aller trop loin mais pour les Québécois, c’est souvent une façon de survivre. L’immigration québécoise cherche à attirer des immigrants francophones pour qu’on garde un nombre important de francophones. Et pour ce qui est des immigrants non-francophones ou non-anglophones, ce qu’on appelle au Québec les allophones, la société québécoise impose des règles pour que les enfants fréquentent l’école francophone. Et ces politiques, on été longtemps nommés des politiques d’assimilation aujourd’hui le mot utilisé est intégration. En Amérique du Nord, le terme prend une autre forme que ce que les européens ou autres ont pu connaître dans leur passé.

Aussi au Québec, on parle beaucoup de nationalisme québécois alors qu’en Europe ce terme a une très mauvaise connotation à cause de la deuxième guerre mondiale. Autre continent, autre histoire, autre sens des mots. Les québécois veulent tout simplement survivre dans ce monde qui parle, chante, écrit et surfe de plus en plus en anglais.

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration la Référence

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