Il est pourtant essentiel que les immigrants soient choisis selon des normes, déterminées et que leur nombre soit approprié, à la capacité d’absorption du pays. Sans pourtant changer le caractère fondamental, du peuple canadien. Ces mêmes principes semblent régir aujourd’hui encore la politique d’immigration du Gouvernement.

En examinant la décennie qui s’est écoulée depuis l’énoncé de ces principes, il semble possible à l’aide de quelques statistiques de déduire, des expériences de cette période, certaines conséquences quant à l’importance de l’immigration au point de vue de l’économie. Il y a deux opinions opposées en ce qui concerne l’incidence économique de l’immigration.

Jusqu’à 1939, l’opinion dominante était que l’affluence des immigrants devait être subordonnée, à l’écart des niveaux de vie entre les pays d’origine et d’adoption de l’émigrant. Selon cette théorie, l’immigration cesse dès que les richesses sont partagées d’une telle façon entre les deux pays que personne ne gagne économiquement à émigrer. Ce raisonnement est à la base de la théorie «statique» de l’immigration, selon laquelle l’immigrant enlève une partie de la richesse naturelle de son pays d’adoption, tout en diminuant les chances d’emploi des nationaux.

Ce sont surtout les économistes classiques de l’Angleterre du XIXe Siècle qui sont arrivés à de telles conclusions; ce sont encore les mêmes économistes qui ont soutenu la thèse qu’avec une population croissante, la production moyenne par tête doit nécessairement baisser. Selon cette conception moderne, l’immigration crée un marché intérieur plus considérable et stimule la production. Il s’en suit un niveau plus élevé de productivité et un pouvoir d’achat accru. L’immigration, dit-on, est un facteur de richesse en elle-même.

Elle agit comme un levain dans l’économie. Ces économistes affirment que des pays peu peuplés ne peuvent pas se passer de l’immigration, même dans le cas où il n’y a plus de terres arables ou de richesses naturelles à développer ce qui n’est certainement pas le cas du Canada. Les partisans-de cette théorie.

L’exemple du Canada, mais surtout de l’exemple de l’Allemagne de L’Ouest, qui a accompli, en ces dernières années, un rétablissement économique remarquable tout en assimilant 10 millions de réfugiés. Selon les économistes de l’école statique, il reste pourtant à démontrer que la prospérité au Canada et en Allemagne a été influencée par cet afflux d’immigrants, ou s’est manifestée en dehors de telles influences, voire malgré elles.

La répercussion de l’immigration sur une économie libérale, régie surtout par les lois de l’offre et de la demande, peut être jugée à partir de l’influence initiale, exercée sur l’offre et la demande en général, par l’arrivée des immigrants. De ce point de vue, on peut diviser les immigrants en quatre catégories, à savoir:

Les Charges de famille (épouses sans emploi extérieur, enfants et personnes âgées), les rentiers (qui vivent de leurs revenus ou de leur capital), les entrepreneurs et la main-d’œuvre.

Tandis que les charges de famille et les rentiers ne font que renforcer la demande, surtout la demande en biens de consommation, les entrepreneurs, pour mettre sur pied une entreprise, augmentent tout d’abord la demande en biens durables et en main-d’œuvre.

L’entreprise une fois établie, ils renforcent surtout l’offre. La main-d’œuvre accroît tout d’abord la demande, et plus tard l’offre, (En raison de son travail). Dans une économie libérale, sujette à

Des conjonctures changeantes, il est évidemment utile, dans les périodes de prospérité et d’expansion, de stimuler l’offre, surtout l’offre en main-d’œuvre. Par contre, en temps de dépression, il semble souhaitable d’augmenter la demande de biens de consommation, plutôt que l’offre. Selon une étude pondérée et prudente, qui prend en considération une population de 16 millions d’habitants au Canada, on a estimé qu’une augmentation de la population d’environ 3 p.c., peut être absorbée chaque année, sans occasionner de bouleversements.

En tenant compte d’un accroissement naturel de la population de 1.96 p.c. par an, l’accroissement par l’immigration pourrait être de 1.1 p.c. par an. À ce nombre, il faut ajouter la perte annuelle par l’émigration. Sur la base d’un tel calcul, de façon générale, le nombre des immigrants qui pourraient être intégrés à l’économie nationale du Canada, s’établirait donc entre 180,000 et 200,000.

 

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration La Référence

 

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