Partir ou rester ? Tel est le dilemme auquel sont confrontées plusieurs millions de personnes dans les pays où règne l’insécurité. Du coup, la question suivante s’impose : pourquoi les migrants quittent-ils leur environnement ? Bien évidemment on peut se poser d’autres questions et d’abord celle-ci : quelle serait LA solution idéale pour freiner ces départs massifs vers de nouveaux horizons ? L’exil est-il forcément le sésame qui ouvre les portes de la « quiétude » ?

Dans le contexte de l’immigration québécoise, l’accueil est un aspect déterminant dans le processus d’admission et d’installation. Il peut favoriser l’adaptation et l’intégration des nouveaux arrivants à la société d’accueil. Mais s’il n’est pas suffisamment encadré, il pourra l’empêcher ou céder ce rôle à des canaux d’information et d’influence informels (groupes ethniques, communautaires, voisinage, famille, connaissances, etc.). Dans ce cas, le risque de voir se former des populations isolées et autarciques augmente et peut entraîner des conséquences néfastes, dans une contrée qui accueille quotidiennement un nombre important de personnes appelées à contribuer au développement du tissu économique et social et à relever le défi de l’intégration.

Quant au concept de relations publiques citoyennes, il concerne, dans ce contexte, les initiatives du ministère en charge de l’immigration auprès des composantes de la société en vue d’intégrer socialement les nouveaux venus pour réaliser les objectifs gouvernementaux. Il est évident que la contribution citoyenne à la vie collective est un construit qui repose sur divers enjeux de relations entre individus et groupes dans un contexte donné. Les pratiques citoyennes se caractérisent par le souci de montrer comment vivre ensemble et de contribuer au développement de toute la communauté. Le terme de citoyenneté revêt d’ailleurs deux sens différents. Le premier relève du cadre juridique et formel et le second — privilégié dans cette étude — est d’ordre empirique, il renvoie à la « citoyenneté sociologique », liée aux droits d’une communauté au sein d’un territoire.

De plus, les nombreuses approches des relations publiques élaborées depuis le début du vingtième siècle, notamment aux États-Unis, ont contribué à l’enrichissement et à l’évolution de cette discipline. Malgré les réserves émises, à juste titre, par les chercheurs et les praticiens sur la définition du concept et son extension, le terme demeure celui que choisissent la plupart des études qui investissent dans ce champ du savoir. Les divergences d’opinion touchent également la pratique et les limites de la discipline. Les avis à ce sujet sont partagés. D’un côté, l’on adopte une position de méfiance, marquée par des stéréotypes évoquant les faiseurs d’images d’affaires, qui vont jusqu’à détourner les vérités. De l’autre côté, on considère les relations publiques comme une nécessité pour la démocratie qui les décrit comme des méthodes par lesquelles la société s’ajuste aux circonstances de changement et résout les conflits entre les attitudes opposées, les idées, les institutions et les personnes.

Les secteurs couverts par les relations publiques sont variés et touchent les institutions, les départements gouvernementaux, les milieux d’affaires, les syndicats, les ONG, les hôpitaux, les institutions éducatives et religieuses. Pour atteindre leurs objectifs, ces institutions doivent développer des relations avec leur environnement, constitué la plupart du temps de plusieurs publics, dont les employés, les membres, les clients, les communautés locales et le public en général.

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration la Référence

 

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