Léconomie rurale au Canada est l’une des plus productives et des plus importantes du monde, notamment par son rôle à l’exportation. Comme dans d’autres pays développés, l’importance de l’agriculture, tant en termes de population active que de produit intérieur brut ,a spectaculairement diminué au cours du xxe siècle, mais ce secteur reste un élément important de l’économie canadienne.

L’agriculture canadienne est très diversifiée, depuis les fermes laitières du Québec et de l’Ontario, en passant sur les vastes champs de blé et de canola qui s’étendent dans la Prairie jusqu’aux grands élevages de l’Alberta.

Dans le gouvernement fédéral, le secteur de l’agriculture et des industries en aval (agroalimentaire) est sous la responsabilité d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

L’agriculture au Canada représente 1,6 % du PIB canadien soit 27.8 milliards de dollars canadiens sur un total de 1743 milliards. L’industrie de transformation agroalimentaire représente un peu plus, soit 31,4 milliards (1,8 % du PIB). Les recettes de l’agriculture (chiffre d’affaires, subventions incluses) se montent à 60 milliards de dollars.

Les principaux produits exportés sont les viandes, les abats et les préparations de porc qui sont dirigés principalement vers les marchés des États-Unis, du Japon, de la Russie et de la Chine, pour une valeur de 1,4 milliard de dollars. Au deuxième rang, les produits du cacao enregistrent des ventes de 637 millions de dollars, essentiellement à destination des États-Unis. Ensuite viennent les fèves de soja, d’une valeur de 567 millions de dollars qui sont livrées dans plusieurs pays, dont le Japon, le Portugal, la Chine et les Pays-Bas. Et bien sûr, le sirop et le sucre d’érable (266 millions de dollars) sont surtout expédiés aux États-Unis ainsi qu’au Japon et en Allemagne. Les préparations à base de céréales (205 millions de dollars) font partie des groupes de produits qui se distinguent.

L’agriculture canadienne est omniprésente dans la vie des Canadiens et celle de gens aux quatre coins du monde. Les chercheurs en agriculture ont fait de nombreuses découvertes et ont lancé diverses nouvelles technologies. Ils ont apporté de précieuses contributions à l’économie, à l’approvisionnement alimentaire, à l’environnement et à la culture du Canada.

Au Canada, l’agriculture a évolué de façon très différente dans chaque région du pays au cours de l’histoire. Ceci s’explique d’abord par les différences de climats et de géographie, mais aussi par le fait que chaque région a été colonisée à un moment différent du développement économique et politique du Canada. Le gouvernement a toujours constitué le principal facteur d’unification depuis l’époque coloniale. En effet, l’agriculture a été essentiellement dirigée par l’État.

Cinq provinces constituent la majeure partie de l’agriculture canadienne : le Québec (production dominante : élevage laitier), l’Ontario (productions dominantes : élevage laitier, polyculture, soja, maïs), et les trois provinces des Prairies où se pratique une agriculture extensive et très mécanisée, sur de grandes exploitations : Manitoba, Saskatchewan et Alberta (cultures de printemps seulement, dont les principales sont le canola/colza et le blé). Il faut noter le rôle majeur de l’Alberta dans l’élevage bovin viande.

Du point de vue de la politique agricole et du soutien public à l’agriculture, c’est une compétence partagée entre les niveaux fédéraux et provinciaux. On distingue les productions régies par le système de gestion de l’offre (lait, viandes de volailles, œufs) dont les volumes de production font l’objet d’un macro- et d’un micro-management (quotas) pour faire correspondre la production à la consommation domestique. Les prix sont calculés pour assurer une marge aux producteurs. Les autres productions (grandes cultures, élevage de bœufs et de porc) sont effectuées sans soutien proportionnel (à l’hectare ou à l’animal) et au cours mondial. Il faut noter que les prix payés aux producteurs pour les principales productions végétales sont inférieurs aux cours mondiaux à cause des coûts d’acheminement intérieur (rail et bateau) sur de longues distances, ces coûts n’étant plus subventionnés depuis 1995.

Les principaux programmes de soutien sont les programmes d’assurance-production – “Agriprotection”7 et d’assurance de la marge – “Agristabilité”, qui est co-financés. Les programmes sont livrés exclusivement par les sociétés d’assurance provinciale comme La Financière Agricole du Québec et portent localement un autre nom. Ainsi le programme fédéral “Agriprotection” se nomme “Assurance récolte” au Québec. Les sociétés provinciales d’assurance agricole peuvent aussi proposer des programmes financés exclusivement sur fonds provinciaux comme le programme “Assurance stabilisation” qui garantit un revenu positif aux producteurs.

 

Brice Obam
Directeur Marketing Adjoint
Immigration la Référence

 

 

 

 

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